02.03.2006

Partir avec son chat

medium_mouche.gifLorsque l'on part en vacances (ou que l'on quitte son lieu de vacances), le chat n'est jamais là. 

Le problème essentiel, chez cet énergumène, c'est de le récupérer avant le voyage. Il sent les préparatifs, même si le sac ou la valise n'a pas été sorti. Il faut donc boucler les bagages au dernier moment et le zigoto avant, et encore rien n'est sûr. Le mieux, c'est de savoir l'attirer dans la cuisine, la salle de bain afin qu'il ne se réfugie pas dans un endroit impossible comme une cave, un grenier. La cuisine, elle-même, n'est pas un endroit approprié s'il existe un espace derrière le réfrigérateur ou la cuisinière. 

Dans une chambre, fort souvent, il choisit le lit ou l'armoire aux pieds les plus bas, et il se terre au fond. Essayez donc de le déloger avec les mains ! Vous ne parviendrez pas à le toucher, et si jamais c'était le cas vous recevriez un méchant coup de griffe. On peut alors sortir les grands moyens : le balai pour le pousser sans trop le frapper, la tringle à rideau, l'épuisette (si l'on est un peu pêcheur), le fusil à pompe... non ! pas le fusil à pompe ! Le chat ressortira couvert de moutons, mais il faut encore l'attraper car il va alors se réfugier dans un autre endroit ! Notons au passage qu'il convient d'éviter les pièces encombrées de trop de bibelots ou de livres car les dégâts feraient croire à un cambriolage.

Il convient de se munir de gros pulls à manches longues (comme ceux des journalistes sportifs présentant les Jeux d'hiver) et de gants de jardin du type que l'on emploie pour ôter les ronces. Il ne ferait qu'une patte d'un vulgaire gant Mappa. Un casque de joueur de football américain est aussi conseillé dans le cas des chats vraiment rebelles.

Ce qui fonctionne assez bien, c'est l'aspersion avec par exemple l'ustensile pour arroser le linge à repasser ou les bonzaïs. Le chat déteste être mouillé, il est alors dérouté et humilié, on peut le prendre sans risque d'avoir une main déchirée. Mais encore faut-il ne pas inonder toute la moquette ou toute la literie afin de le capturer !

On peut songer à mettre du tranxène dans ses boulettes, cependant je le déconseillerais. De mémoire de félin, on n'a jamais vu un chat manger ses boulettes habituelles avec une goutte ou des miettes de quoi que ce soit de médical. Et si la pâtée a traîné plus de quelques heures dans la gamelle, elle est considérée comme nulle et non avenue. Inutile d'espérer calmer un chat avant le voyage, la science est impuissante sauf si on lui administre une bonne piqûre ou qu'on lui administre de force le sédatif avec une pipette (et le diable est capable de recracher).

Une fois le chat dans sa caisse, l'affaire n'est pas finie. Mais c'est un autre sujet. 

01.03.2006

Couper un pamplemousse

Qu'est-ce qui est énervant dans un pamplemousse ? Tout ! D'abord, c'est un de ces fruits dont on ne sait jamais très bien s'ils sont à point ou pas encore vraiment consommables. Le tâter ne sert à rien, on ne sait jamais ce qu'il recèle et combien de temps on peut le garder. Fort heureusement, on a choisi pour vous les pamplemousses. Vient l'instant crucial de la coupe du pamplemousse en deux. Il faut bien savoir se repérer pour obtenir deux parts égales coupées exactement au milieu. Mais le pamplemousse est une sorte de marsupilami fruitier, il est capable de bondir si on a mal placé le couteau ou mal choisi le couteau. Dans tous les cas, une seule règle : maintenir le pamplemousse d'une main ferme afin qu'il ne saute pas à la figure de votre voisin. L'usage d'une fourchette solidement plantée est vivement recommandé. 

Reste encore le pire. Que faire avec une moitié de pamplemousse ? Certains découpent délicatement le bord en évitant de prendre un peu trop d'écorce, d'autres laissent de la peau sur les bords. Des astucieux découpent d'abord en quartier le pamplemousse selon ses rayons supposés, mais ah ! ils ne peuvent pas découper le fond du pamplemousse parce qu'il faut aussi le détâcher de son écorce. La troisième voie existe : on sort carrément toute la peau après avoir maintes et maintes fois retourné l'écorce par une foule d'opération étranges. Et pendant ce temps, tout le monde a été bien aspergé de jus de pamplemousse ! Parce que ce diable ne se laisse pas avoir sans réagir.

Admettons que l'on ait pu obtenir un demi-pamplemousse à peu près présentable pour être mangé, ce n'est pas fini ! Si on le prend à la cuiller, on risque fort de lancer encore des jets de jus pour chacun des petits quartiers que l'on voudrait faire. Si on continue au couteau, c'est plus pratique pour une coupe fine, mais cela devient difficile de le porter à sa bouche. Et puis après... il y a encore les reliquats sur l'écorce : comme si vous n'aviez mangé que le quart de votre pamplemousse. Mais certains ne sont pas à prendre parce que c'est trop dur.

Contemplons enfin le spectacle final : une assiette complètement inondée, la nappe un peu salie, quelques taches sur la chemise ou la serviette, pas grand-chose dans la bouche. L'impression d'un gâchis infini.

L'usage de la cafetière

On peut avoir un usage déplorable d'une cafetière électrique. Comment faire ? La technique la plus simple consiste à faire réchauffer le café restant de la cafetière en se contentant de rallumer l'appareil. D'abord, ce café mettra énormément de temps à être à peu près tiède parce qu'il est chauffé sur une petite surface qui est juste destinée à maintenir la température. Ensuite, on est sûr de boire un café sans aucune saveur, même par rapport à un café réchauffé sur un feu. Enfin, on sera satisfait de devoir nettoyer le dépôt solide qui se sera constitué au fond du récipient.

Mais on peut encore améliorer ce système. Par exemple, pour faire un café au lait, il est inutile de faire chauffer du lait dans une casserole à part. On le dépose dans le récipient de la cafetière. On verse son eau dans le réservoir. On place le filtre avec le café, puis on met l'appareil en marche. Le mélange se fait alors tout seul. L'inconvénient est encore le nettoyage, plus rude cette fois. Une variante consiste à placer le lait dans le réservoir à la place de l'eau. Le récurage sera encore plus difficile, puisqu'il faudra tout démonter. Mais ce n'est conseillé quà ceux qui aiment le lait au café. Une dernière variante nécessite de placer du chocolat en poudre dans le filtre à la place du café, mais je déconseille cela car votre chocolat restera dans le filtre et le lait qui sera passé risque d'être très clair. Il faudrait mettre une très grosse dose de chocolat, ce qui empêcherait le lait de passer, d'où une cafetière qui déborde tout d'un coup.

Dernière astuce : le thé passé à la cafetière. Normalement, le thé doit infuser dans l'eau, donc l'imprégner progressivement. Si l'on veut choquer un théophile et s'en faire un ennemi, rien de tel. On est certain de perdre tout son arôme. En outre, ce thé ressemblera plus à une eau vaguement teintée.

Je n'ai pas évoqué la soupe à la cafetière parce que les recettes Royco feront l'objet d'un autre billet.

28.02.2006

Le lacet unique

Que faire d'un lacet unique lorsque son compagnon s'est cassé ? On peut le conserver dans une boîte afin de servir en cas de nouvel accident, mais hélas ! tous les lacets ne vont pas avec toutes les chaussures et il n'est peut-être pas tout à fait identique à la nouvelle paire de lacets. Il peut dépanner un instant, guère plus. Et puis à force de casser des lacets, de jeter les vieilles chaussures, on finit par accumuler les lacets dans une boîte. Le lacet doit donc trouver une nouvelle destination. Il peut servir à fermer un sac poubelle (avez-vous remarqué que les fils de sacs poubelles ont tendance à casser plus souvent que la normale ?) Si l'on a un chat, le lacet enfilé dans un bouchon troué ou une balle peut amuser la bestiole. On peut encore s'en servir pour refermer une boîte à chaussures dans laquelle on aura rangé des photographies ou des cartes postales, mais il faut alors que le lacet soit bien long. Il peut être également très pratique comme fixe-chaussette lorsque les chaussettes ont tendance à devenir fort lâches, mais nous déconseillons de s'en servir comme pince à vélo, ce n'est pas du meilleur goût. Si l'on a des enfants en bas âge, c'est excellent ! Il sera dans un collier de nouilles. On peut d'ailleurs faire varier les travaux manuels avec un mobile ou des marionnettes. Pour le mobile, on peut aussi utiliser les cédéroms des revues informatiques.  

Le lacet cassé

Vous voulez sortir, vous enfilez vos chaussures, vous commencez à tirer les lacets et crac ! il y en a un qui casse. Que faire ? Vous êtes pressé, ce sont les seules chaussures propres, conformes au temps et coordonnées avec votre pantalon. Changer de pantalon ? Mais alors il faudrait aussi revoir toute la tenue, le pull, la chemise, les chaussettes. Non... Il vaut mieux chercher un autre lacet. Pas de chance. Il n'y en a aucun à la bonne taille, à la bonne épaisseur et de la couleur qui conviendrait. Il faut un marron carré de quarante centimètres et pas un petit beige rond de vingt  centimètres. Bon... le lacet n'est pas aussi perdu que vous l'imaginiez : il lui manque bien un bout, mais cela ne se verra pas. Il suffit de ne pas l'enfiler dans un trou, le dernier du haut. Et puis avec le pli du pantalon, si ça se trouve personne ne verra rien. Oui, mais le gros problème du lacet cassé, c'est qu'il a perdu son embout ! il faut alors mouiller les fils pour les réunir, et puis bien les serrer entre ses doigts. L'opération est à haut risque, on peut désunir les fils si on force trop le lacet dans l'ouverture : c'est comme pour enfiler un fil dans une aiguille. La tentation serait grande alors de couper un bout pour que ce soit plus facile, puis encore un autre bout, puis de bout en bout il n'y aurait plus de lacet du tout ! Une autre solution, c'est de faire un nœud au milieu du lacet. Mais alors cela réduit le lacet et vous serrez comprimé dans votre chaussure. D'autant que l'on remarquera votre nœud : « Tiens ! ton lacet est cassé ? » D'ailleurs, les nœuds sont traitres, ils se défont toujours au mauvais moment, et ce n'est pas évident de marcher avec une chaussure dénouée. Donc vous arrivez à sortir quand même avec votre chaussure mal lacée et vous faites très attention dans la rue à bien poser le pied afin que le lacet ne parte à aucun moment de la journée.

Prochain épisode : que faire avec un lacet unique et comment retrouver une bonne paire de lacets. 

27.02.2006

Les trous de chaussettes

Vaut-il mieux une chaussette reprisée qu'une chaussette trouée ? On ne raccommode plus guère les chaussettes parce que ce serait une perte de temps, que les chaussettes sont devenues bon marché et qu'une reprise est vilaine sur une chaussette à motifs.

Néanmoins, qu'est-ce qu'une chaussette trouée ? On peut en distinfguer trois sortes : aux doigts de pied, à la plante, au talon. Le trou aux doigts de pied, généralement le gros orteil, est invisible lorsque l'on est chaussé. Il faudra apprendre à couper ses ongles plus souvent. C'est pourquoi il est si répandu, surtout chez les hommes en fait. Ceux à la plante et au talon sont assez pénibles car la peau est en contact avec la chaussure et il y a un risque de talure. En outre, un trou au talon peut s'élargir démesurément et se voir. D'ailleurs, c'est un signe d'usure complète. Mais il existe aussi les petits trous comme ceux des mites ou des accrocs. On hésite alors à jeter sa paire de chaussettes. En effet, que faire d'une chaussette trouée ? Cela sert difficilement de chiffon. On ne peut donner cela décemment à de bonnes œuvres ou au recyclage. Il reste alors la solution de conserver ces chaussettes pour l'hiver, lorsque l'on doit doubler sa couche de vêtements. Très pratique dans une paire de bottes, la double chaussette.  

26.02.2006

La taille des boîtes aux lettres

medium_boiteauxlettres.jpgPourquoi l'on peut placer un poulet rôti dans une boîte aux lettres.

Vous vous rendez chez votre fournisseur de poulets rôtis préféré et vous lui commandez son meilleur fermier pur hallal et casher. Vous continuez ensuite vos courses avec votre sachet en main, vous savez que vous pourrez le réchauffer au micro-onde comme ne manque jamais de le rappeler le commerçant très commerçant. Oui, mais voilà, vous vous rappelez que vous aviez envie de vous rendre dans la librairie chic de votre ville, et alors... ben mince... un sachet avec un poulet hallal et casher bien odorant, cela ferait mal dans le paysage, surtout si l'on croise des collègues ou des élèves. Que faire ? Rentrer chez soi ! Devant le domicile, vous voyez votre boîte aux lettres : remplies à ras bord de prospectus pour toutes les grandes surfaces, vous allez vite jeter cela à la poubelle ou au plus proche point de recyclage. Ouf ! On peut ouvrir la porte, mais il n'y a pas de courrier ? On vérifie et puis on s'interroge. Pourquoi monter cinq ou six étages alors que la taille de la  boîte aux lettres permet de placer le poulet dedans. La température de l'air est encore à peu près celle du réfrigérateur, il sera bien conservé pendant une heure, il ne faudrait pas agir ainsi durant le mois de juillet, mais enfin... on est libre de ses mouvements et sans ce poulet qui nous aurait ridiculisé dans une librairie devant l'œil de tous les notables. Pourvu que le propriétaire conserve des boîtes aux lettres aux normes de La Poste et qu'il ne s'avise pas d'en faire poser de plus petites que les boîtes réglementaires. Il faudrait alors chercher du gigot ou des tranches de jambon.

L'électricité partout

Il existe un truc particulièrement irritant : les systèmes d'éclairage à sources multiples. On a une pièce qui a plusieurs dispositifs d'éclairage, mais chacun est relié à un bouton double ou triple ! Pire... il y a deux ou trois boutons multiples dans la pièce. On allume à un endroit, cela ne marche pas, il faut aussi aller trouver l'autre interrupteur et appuyer au bon endroit pour trouver l'emplacement de la bonne lampe, mais ce n'est pas tout lorsque l'on veut éteindre on ne cesse d'aller d'un lieu à un autre parce que le premier bouton était encore enclenché sur le mode lumière et qu'il ne veut pas entendre parler d'extinction puisque l'électricien a fait des raccords à la noix dont on se demande comment ils ont pu surgir de son esprit. Vous éteignez, cela s'allume ailleurs ! Vous allez vite à l'autre interrupteur pour tout éteindre, mais alors c'est seulement une partie de la pièce qui n'est plus éclairée, vous mettez tout vers ce que vous supposez la position basse, une moitié seulement s'éteint, vous allez alors vers le troisième interrupteur que vous soupçonnez de traficotage même si personne ne l'a touché, vous inversez tout, et la lumière revient partout ou juste là où elle n'était pas, de rage vous vous dirigez vers le premier interrupteur, vous inversez tout, et il y a encore de la lumière mais dans un coin, furieux vous allez vous saisir d'un marteau et vous commencez à démolir les murs et l'ensemble de l'installation électrique (mais attention aux contacts).   

Le chat et les micros

medium_geluck.jpgL'un des plus graves problèmes des internautes lorsqu'ils cohabitent avec un chat, c'est de pouvoir continuer à écrire face à un écran. Le chat est un animal intelligent : il ne vous ennuiera pas si vous regardez TF1 et il ne se plantera pas devant votre écran, ne jouera pas avec la télécommande. C'est trop bête pour lui. En revanche, il est fasciné par l'informatique.  

Le premier problème survient lorsque le chat se perche sur le moniteur qu'il confond avec un radiateur. Il tend alors parfois la patte pour saisir les formes qui défilent. Rien de très ennuyeux encore. On peut opter pour un écran plat et le tour est joué. Mais le chat sait s'adapter... Il a compris que l'ordinateur empêchait son prétendu maître de lui accorder de l'attention. Il se lance alors à plat ventre avec ses sept kilos sur les jambes de son faux propriétaire, ou mieux sur le clavier, il balance sa queue devant l'écran. Pire ! il commence à jouer avec les fils en les faisant sauter si bien que la connexion... Sans compter les fois où il fait passer votre système en langue coréenne parce qu'il aura appuyé sur les touches qui...

Une solution rapide pour se débarrasser du chat, c'est de le jeter très loin, mais le bougre est tenace et il sait que le micro est son rival. Auparavant, il s'étalait sur les journaux, donc il a l'habitude de la guerre d'usure. On peut avoir aussi une poire afin de l'asperger, le chat est alors confus et honteux, mais c'est très déconseillé de le faire devant un ordinateur.

Il existe une parade, mais le chat ne se laisse pas souvent reprendre deux fois. Enfin, essayez tout de même : courez ouvrir la porte du frigo (ruse imparable pour un greffier) et refermez la porte de la cuisine derrière vous. Vous en serez alors quitte pour une nuit de miaulements et de griffes sur la porte, mais avec des boules Quies cela devrait faire l'affaire.

La chaussette qui manque

medium_chaussettes.jpgLe principal problème avec les chaussettes, en dehors des trous (mais nous en parlerons une autre fois), c'est que les chaussettes vont toujours par deux. Il n'y a rien de plus ridicule que de se rendre à son travail ou chez des amis avec des chaussettes dépareillées. Un très gros souci commence après une lessive : retrouver pour chaque chaussette sa semblable, celle qui fait la paire. Facile ! me dira-t-on, il suffit de les mettre ensemble dans le bac à linge sale, puis dans la machine à laver, de faire un premier tri lorsque l'on fait pendre le linge. Facile... Je voudrais bien vous y voir.

En vérité, la chaussette est traitresse ! Elle se glisse dans le fond du bac, elle reste accrochée au tambour de la machine, elle tombe du sac de linge sale, elle est emportée par le chat sous une armoire. Soit vous vivez en famille et vos chaussettes se retrouvent en compagnie de celles de vos parents, ce qui est assez pénible lorsque chacun doit rechercher ses affaires tout en fouillant dans celles des autres. Soit vous allez dans une laverie et vous vous retrouvez avec les chaussettes d'inconnus qui avaient été oubliées, mais sans les vôtres parce que vous avez mal vidé le tambour.   

La première épreuve est passée, vous avez récupéré semble-t-il toutes vos chaussettes. Maintenant, il faut encore les accoupler et les difficultés sont encore plus grandes. Vous possédez un très grand nombre de chaussettes qui se ressemblent, elles peuvent êtres unies, à fleurs, à liserés, à motifs comiques, à carreaux, oui, mais elles se ressemblent toutes ! C'est normal : vous les avez achetées par séries dans le même magasin. Ce bleu à carreaux noirs irait bien... ah non zut ! c'est un gris-bleu à carreaux anthracite. Et la torsade dorée de cette chaussette noire... ben... elle n'a pas exactement les mêmes volutes que celle-ci.

Admettons que vous soyez bien attentif à chaque phase de l'opération, il y aura toujours une chaussette dans une lessive qui restera orpheline. Pourquoi ? Peut-être parce que vous avez jeté une chaussette trouée quand vous avez vu le dégât, mais pas l'autre qui était on ne sait où. Dans le doute, on conserve. Et puis il y a les chaussettes que l'on a oubliées chez sa tante Hermengarde lorsqu'on lui rend visite à la Toussaint, elles attendent quelque part dans une vieille armoire d'une vieille ferme très loin dans la montagne, et la prudente Hermengarde vous a bien dit au téléphone qu'elle avait mis à part votre chaussette pour votre retour, donc vous aussi vous mettez à l'abri l'orpheline.

Et voilà comment on se retrouve avec trente ou quarante chaussettes isolées dans un coin du placard.